Tourisme en 2026, quels changements à venir


Le secteur du tourisme traverse en ce moment même, en janvier 2026, une mutation profonde. Après les records de fréquentation de 2024 (JO de Paris) et 2025, l’industrie s’adapte à de nouvelles contraintes climatiques, technologiques et sociétales. La Quotidienne a répertorié quelques grands changements qui devraient redéfinir le voyage en France et dans le monde :

La fin du Tourisme de masse au profit du flux choisi

La France, toujours première destination mondiale, change de stratégie.

L’objectif n’est plus d’augmenter le nombre de visiteurs, mais de mieux les répartir.

Pour des sites comme les Calanques de Marseille ou le Mont-Saint-Michel, la réservation préalable est devenue la norme. On doit désormais s’attendre à voir ce système s’étendre aux centre-ville historiques, sur le modèle de Venise.

La dé-saisonalisation : Les campagnes de promotion poussent désormais à visiter la France en automne ou au printemps pour éviter les pics de chaleur et de foule de juillet-août.

Un virage technologique IA et la fin des passeports

En 2026, le système d’entrée/sortie (EES) est pleinement opérationnel.

Les tampons sur les passeports disparaissent au profit de la biométrie (empreintes et reconnaissance faciale) aux frontières de l’Espace Schengen.

Les agences de voyage vont pouvoir utiliser désormais des agents IA capables de créer des itinéraires sur-mesure en temps réel, ajustant les vols et hôtels selon la météo ou les préférences instantanées du voyageur.

Le « Cool-cationing » ou la fuite vers le Nord

Le changement climatique modifie la géographie du tourisme estival : Face aux canicules répétées en Méditerranée (Grèce, Espagne, Sud de la France), les touristes se tournent vers la « fraîcheur » : la Bretagne, la Normandie, la Scandinavie, l’Écosse ou le Canada connaissent des hausses de fréquentation records en été.

L’idée n’est plus seulement de ne pas polluer, mais de laisser le lieu visité dans un meilleur état qu’on l’a trouvé (participation à des projets locaux, protection de la biodiversité).

La révolution des transports : Rail vs Air

La pression écologique transforme nos modes de déplacement : De nouvelles lignes européennes (Paris-Berlin, Paris-Madrid, Vienne-Rome) s’installent durablement comme une alternative crédible et chic à l’avion.

Les billets d’avion quand à eux continuent d’augmenter sous l’effet des taxes carbone et de l’obligation d’utiliser des carburants durables (SAF), rendant le « city-break » en avion beaucoup moins accessible.





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