Comment Nice veut relancer son tourisme cet hiver


Le Comité régional du tourisme Paca avec l’Office de tourisme métropolitain Nice Côte d’Azur ont étudié plusieurs scénarios pour relancer l’attractivité touristique de Nice sur la période hivernale.

Car si la fréquentation cet été a été forte (bien supérieure à 2019), la reprise risque de n’être qu’un rattrapage d’après covid, et les professionnels en sont bien conscients.

D’ailleurs l’Office de tourisme métropolitain Nice Côte d’Azur rappelle qu’à l’origine, c’est-à-dire fin du 19ème début du XX e siècle, le tourisme à Nice, était un tourisme presque exclusivement d’hiver et non lié au balnéaire.

Le cabinet Voltère, missionné par l’office, a réalisé une étude sur l’évolution du marché touristique et suggère une nouvelle stratégie pour « un développement en toute saison de la destination ».

Car malgré des atouts Nice doit revoir sa stratégie car le tourisme en hiver jusqu’ici c’était principalement une fréquentation majoritaire de touristes
étrangers et une population reçue plus âgée qu’en été.

Interrogé sur le choix de la destination et l’activité pratiquée, les clients (français et grangées ) mettent en premier le shopping, en seconde position une visite de Monaco ! et en troisième la visite de musée ou de monument.

L’orientation affichée est de tenter de séduire les jeunes et chercher des nouveaux clients afin de les convaincre que Nice est aussi une destination en hiver.

Nice doit se caler sur les destinations « où partir en court séjour en hiver » qui arrivent en haut des classements sur Internet, telles Amsterdam, Vienne, Barcelone, Gènes, Lisbonne ou Valence.

Le cabinet Voltère souligne ainsi que si ces villes sont appréciées l’hiver, c’est qu’elles ont créé des produits spécifiques.

Par exemple, le Carnaval de Nice n’a pas le retentissement international qu’il mérite. Celui de Venise attire 60 % de clientèle étrangère et celui de Rio bénéficie d’une réputation mondiale.

Résultat sur ces deux villes le taux de remplissages des hôtels est de plus de 90 % sur la période carnaval contre 70 % à Nice.

Le récent classement de Nice sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco comme « la ville de la villégiature d’hiver de Riviera » est une autre piste d’attractivité à condition de créer des produits Unesco comme les villes françaises (Lyon, Bordeaux Strasbourg) également classées.

Troisième piste envisagée par Nice la gastronomie et notamment à partir de la richesse de la «La cuisine niçoise ».

Reste un élément qui disparait celui de Nice comme destination « tourisme d’affaires » en raison de la démolition du palais des congrès et le report en 2028 au plus tôt d’une nouvelle structure près de l’aéroport.

Pour présenter cette nouvelle stratégie, Nice va notamment inviter 100 tour-opérateurs  à la découvrir mi-décembre prochain.

Michel Bovas





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