L’administration Trump a opéré jeudi dernier un changement de ton notable en s’éloignant temporairement d’une action militaire immédiate contre l’Iran, alors que Washington se tenait prêt à riposter à la répression sanglante des manifestations antigouvernementales ayant fait plus de 2 400 morts depuis décembre.
Bien que la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, ait souligné que les options militaires restent sur la table face au régime de Téhéran, la suspension apparente des exécutions par l’Iran et les pressions diplomatiques de la Turquie et d’Israël — craignant des représailles régionales massives — ont incité les Etats-Unis à une retenue provisoire.
Cette instabilité chronique a toutefois déclenché une réaction en chaîne mondiale sur le plan de la sécurité, le Canada, le Royaume-Uni et de nombreuses nations européennes (France, Allemagne, Italie) élevant leurs avertissements aux voyageurs au niveau maximal.
Le secteur aérien est particulièrement impacté par ce climat d’incertitude : le groupe Lufthansa, incluant ses filiales Swiss, Austrian et Brussels Airlines, a officiellement suspendu ses liaisons vers Téhéran jusqu’au 28 janvier prochain, tandis que les vols vers Tel Aviv et Amman sont désormais limités à des rotations diurnes pour éviter toute escale nocturne des équipages.
Malgré l’assouplissement de la rhétorique officielle, les analystes de Global Guardian maintiennent leur recommandation de reporter tout voyage non essentiel dans la région, rappelant que l’espace aérien iranien demeure une zone d’imprévisibilité totale où le risque de conflit armé reste, en ce début d’année 2026, à son paroxysme.