Tourisme spatial : Jared Isaacman le nouveau patron de la NASA, marque son territoire
31 mars 2026 Michel Messager Aucun commentaire People Etats Unis, Jared Isaacman, Nasa, projet Gateway, SpaceX 1934 vues
Quelques mois à peine sa victoire aux élections présidentielles, début décembre 2024, Donald Trump, désignait Jared Isaacman pour être le patron de l’agence américaine et ce malgré les hurlements des démocrates qui s’inquiétaient de ses relations très proches avec le patron et fondateur de SpaceX : Elon Musk.
Le vote de confirmation du Sénat, après l’audition de Jared Isaacman n’avait pas encore eu lieu, que Trump fait volte-face et annonce qu’il retire sa confiance à celui-ci en raison « d’associations précédentes », à savoir des dons faits au parti Démocrate.
Quelques mois plus tard, le 4 novembre, nouvelle volte-face de Trump qui le présente comme : « un chef d’entreprise accompli, un philanthrope, un pilote et un astronaute qualifié. » et le nomme une nouvelle fois à la tête de la NASA.
Le 17 décembre 2025 et selon la procédure, le Sénat américain confirme officiellement Jared Isaacman au poste d’administrateur de la NASA.
Qui est Jared Isaacman ?
Jared Taylor Isaacman est né le 11 février 1983 dans le dans le New Jersey.
Milliardaire américain, sa fortune est estimée à 1,5 milliard de dollars, entrepreneur, pilote et astronaute commercial, il est le fondateur de Shift4 Payments, une société de traitement des paiements et de Draken International qui dispense des entraînements au combat aérien aux forces aériennes américaines, britanniques et d’autres pays de l’OTAN.
Isaacman a commandé Inspiration4 – le premier vol spatial entièrement civil – à bord du Crew Dragon Resilience de SpaceX, lancé depuis le Centre spatial Kennedy le 16 septembre 2021.
A noter qu’Isaacman a financé cette mission au profit de l’hôpital de recherche pour enfants St. Jude pour lequel il a récolté plus de 250 millions de dollars, s’engageant à verser plus de 125 millions de dollars de sa poche.
Il a ensuite, en 2024, dirigé la mission Polaris Dawn, au cours de laquelle le 12 septembre, Isaacman et sa coéquipière Sarah Gillis ont réalisé la première sortie extravéhiculaire (EVA) privée, devenant ainsi les premiers civils à effectuer une sortie dans l’espace.
Deux décisions majeures de Jared Isaacman qui marquent le début d’un plan qui redessine entièrement l’avenir de l’exploration spatiale américaine.
Première décision majeure
Jared Isaacman, nouveau patron de la NASA, redistribue totalement les cartes du programme de l’Agence spatiale US en annonçant le 24 mars la suspension du projet Gateway, la future station qui devait orbiter autour de la Lune : « Nous suspendons le projet Gateway sous sa forme actuelle pour nous concentrer sur la mise en place d’une infrastructure permettant d’assurer une présence durable à la surface de la Lune.
L’idée est de passer du campement orbital au campement au sol sans étape intermédiaire. »
Cette décision, marque bien évidement une volonté politique de simplification et d’économies budgétaires.
Ce changement de stratégie, et il ne faut pas se le cacher, est aussi due à la pression chinoise, Pékin s’étant fixé pour objectif d’envoyer un équipage sur la Lune d’ici 2030 et de lancer la construction d’une base lunaire dès 2028.
Or ne l’oublions pas le premier qui arrivera de nouveau sur la Lune sécurisera l’accès aux ressources en eau au Pôle Sud lunaire.
Un point noir dans cette décision pour l’Europe spatiale, l’Agence spatiale européenne (ESA), s’était déjà lourdement engagée dans la construction des modules de Gateway…
Deuxième décision majeure
Déjà au printemps 2025, lors d’une audition au Sénat des Etats-Unis Jared Isaacman souhaitait privilégier les fusées à propulsion nucléaire.
Cette fois c’est officiel, Jared Isaacman désormais patron de la NASA a dévoilé ce 24 mars le projet Space Reactor‑1 Freedom, déclarant :
« Avec le Space Reactor-1 Freedom, nous faisons enfin sortir la propulsion nucléaire des laboratoires pour l’envoyer vers l’espace lointain. »
Cela, n’a rien de nouveau puisqu’en 2019, la NASA déclarait déjà : « le nucléaire est une option intéressante pour la propulsion dans l’espace pour les missions d’exploration vers Mars et au-delà.
Il offre une densité d’énergie pratiquement illimitée et une impulsion spécifique deux fois plus élevée que celle des systèmes chimiques traditionnels les plus performants. »
Grâce à la propulsion nucléaire, les estimations évoquent un temps de transport pour Mars ramené à trois ou quatre mois, au lieu de six à neuf mois avec la propulsion chimique, certains même avancent que le voyage pourrait durer à peine 45 jours.
Pour mémoire, la planète Mars se situe en moyenne à 225 millions de km de la Terre !
Sans aucun doute, ces deux décisions marquent le début d’un plan qui redessine entièrement l’avenir de l’exploration spatiale américaine.
L’avenir nous dira si Jared Isaacman avisé juste ?
Premier test demain 1er avril, puisque cinquante ans après la fin du programme Apollo et le dernier vol habité vers la Lune, la Nasa selon la mission Artemis 2 va faire décoller une fusée vers le satellite naturel de la Terre : la Lune.
Michel Messager
Sur le même sujet
Selectour en partenariat avec Bruno Maltor sur l’Egypte
En avril 2023, Selectour avait noué un partenariat stratégique avec Bruno Maltor, figure incontournable...
Geoffrey Duval rejoint l’équipe commerciale de Toundra Voyages
Toundra Voyages, le réceptif nord-américain, annonce l’arrivée de Geoffrey Duval au sein de son...
Entreprises du Voyage : Bruno Abenin élu à la Présidence de la Région Grand Sud-Ouest
C’est une excellente nouvelle pour la représentation régionale des professionnels du tourisme avec l’élection...








